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Fernando Alonso ne craint pas Stoffel Vandoorne

La concurrence du jeune pilote ne fait pas peur au double champion du monde.

Par le passé, Fernando Alonso a déjà connu des difficultés avec un nouvel équipier, rookie de surcroit. Personne n’a oublié la guerre ouverte que s’étaient livrée l’Espagnol et le jeune Lewis Hamilton en 2007. Explosive, la collaboration entre les deux n’avait pas fait long feu, le double champion du monde claquant la porte de McLaren en fin de saison pour retrouver le cocon familial de Renault.

Depuis lors, une question n’a eu de cesse de revenir à chacune de ses associations avec un nouveau partenaire : parviendraient-ils à s’entendre ? « A chaque nouvel équipier auquel j’ai été associé après Hamilton, on me pose à chaque fois cette question », remarque-t-il.

« Quand je suis retourné chez Renault l’année d’après, c’était Piquet mon équipier. On m’avait dit : ‘Il se bat pour le titre en GP2, il est jeune, vous allez revivre la même expérience qu’avec Hamilton’. Et pourtant, cela n’a pas été le cas. »

« Ensuite c’était Grosjean, se souvient le Taureau des Asturies. Et on m’avait dit : ‘Il se bat aussi pour le titre en GP2. En 2009, il sera très rapide.’ Pourtant, il ne l’a pas été. Même chose avec Felipe [Massa]. ‘Sois prudent, car cela fait longtemps qu’il est chez Ferrari, il a pris ses marques dans l’équipe et il sera très rapide’, m’avait-on dit à l’époque. Il n’était pas non plus rapide. »

« Puis j’ai eu Kimi [Räikkönen] comme équipier et les gens disaient : ‘Un champion du monde de retour chez Ferrari, il marchera très, très fort’. Tout le monde sait que cela n’a pas été le cas… »

Après avoir passé deux saison en compagnie du sympathique vétéran Jenson Button, Fernando Alonso va voir débarquer de l’autre côté du garage Stoffel Vandoorne. Un rookie pas si novice que cela. Champion 2015 de GP2 Series, le Belge a remplacé lors du Grand Prix de Bahreïn 2016 l’Espagnol, blessé après son terrible accident à Melbourne en ouverture de la saison. Une pige qui a marqué les esprits, le jeune pilote parvenant à hisser sa McLaren dans les points.

Malgré cette nouvelle concurrence, Fernando Alonso ne s’inquiète pas outre mesure, jugeant que cette nouvelle association ne pourra être que bénéfique à l’écurie britannique. « Nous verrons donc ce que cela donnera avec Stoffel. Mais je ne suis pas inquiet, confie-t-il. Nous ne sommes pas en position pour nous battre pour le titre pour le moment. Nous devons travailler main dans la main pour aider l’équipe à sortir de cette mauvaise passe le plus rapidement possible. »

« Je me réjouis donc de l’arrivée de Stoffel. Il va amener un vent d’air frais au sein de l’équipe. C’est en outre un pilote très talentueux, comme nous avons pu le voir en GP2 et cette année encore au Japon. Mais non je ne suis pas inquiet. »

Alonso révèle le nom de son plus grand adversaire

Un choix d’une évidence flagrante.

En quinze ans de carrière, Fernando Alonso en a connu des adversaires en piste. De Michael Schumacher à Lewis Hamilton, en passant par Sebastian Vettel ou Kimi Räikkönen, l’Espagnol a offert de belles batailles aux passionnés de Formule 1.

Lors d’une interview accordée à Auto Motor und Sport, le double champion du monde 2005 et 2006 s’est laissé aller à quelques confidences sur celui qui lui a donné le plus de fil à retordre en piste. Sans réelle surprise, le pilote McLaren a estimé que Michael Schumacher restera l’adversaire le plus redoutable qu’il a eu à affronter.

« Michael Schumacher, sans aucun doute !, a affirmé le Taureau des Asturies. Il était vraiment spécial. De tous mes adversaires, c’est sans doute celui qui avait le plus de talent.« 

« Tout le monde le respecte, c’est une légende, a-t-il poursuivi. Pour ma génération, il restera à jamais le pilote qui a dominé la F1. C’est un privilège pour moi d’avoir eu la chance de l’affronter et d’avoir pu me battre contre lui pour le titre. Il était coriace et ne lâchait rien, maximisant la moindre opportunité qui s’offrait à lui. Il se donnait à fond en permanence. »

Lors de son deuxième titre, Fernando Alonso a dû batailler sérieusement avec le Kaiser. Une année qu’il est loin d’avoir oublié. « Je me souviens encore très bien de la saison 2006, quand nous nous sommes battus pour le titre jusqu’à la dernière course du championnat. Si les Bridgestone étaient plus performants, la victoire lui revenait à coup sûr. Mais même quand les Michelin étaient meilleurs, il était toujours là, aux avant-postes, à se battre pour la victoire. »

« Même quand vous réalisiez le week-end parfait et que vous espériez lui reprendre un bon paquet de points, il parvenait à finir troisième ou quatrième ! Seul lui était capable de faire ça. »

Alonso au Mans ? McLaren dément

L’écurie anglaise ne s’alignera pas dans la Sarthe.

Dans la soirée de mercredi, la rumeur d’un futur engagement de Fernando Alonso aux 24 Heures du Mans avait surgi. Le site espagnol Motor y Racing avançait que le double champion du monde de F1 prendrait le départ de la mythique épreuve d’endurance au volant d’une McLaren 650S GT3, adaptée au nouveau règlement de la discipline.

Sans tarder, McLaren a démenti qu’elle préparait un engagement au Mans dans la catégorie GTE Pro, avec Fernando Alonso au volant, épaulé de Jenson Button et Mark Webber. « Cette histoire est complètement fausse, et Zak (Brown, directeur exécutif de McLaren) n’a jamais suggéré une telle chose », a indiqué un porte-parole de l’écurie. Si l’Espagnol a révélé récemment que l’endurance faisait partie de ses projets d’avenir, il lui faudra donc encore patienter.

L’explication à cette folle rumeur est à chercher du côté du calendrier espagnol. De l’autre côté des Pyrénées, le 28 décembre – jour de la publication de l’article – correspond à la « fête des innocents ». Ce jour-là, il est d’usage de faire des farces aussi saugrenues. Un peu comme notre 1er avril. Voilà qui rétablit la vérité.